Journal de l'inverti
Voilà c'est décidé, je vais me laisser mourir et me priver de tout ce qui pourrait m'aider à survivre.
On croit parfois faire des choses qui nous paraisse inexplicable, mais toujours avec du recul, on le comprends. Je prends les devant et prend du recul pour m'expliquer l'inexplicable.
Je croix être amoureux. Mais amoureux de qui ? De personne, du moins, je crois avoir compris qu'elle veut que je l'oubli. Tâche bien difficile après m'avoir fait vivre une semaine de rêve.
Cette personne ne se doutait surement pas qu'elle donnait de l'or à un pauvre. Mais moi le pauvre, maintenant privé d'un bien précieux, je me retrouve à tourner en rond, ne sachant plus quoi faire. Mes idées s'arrêtent seulement sur celles qui sont noires et qui restaient enfouies.
Une grève de la faim. Mais pas seulement, ... Du sommeil aussi. Cela paraitra pour beaucoup un peu extrémiste.
Mais il faut imaginer deux personnes qui se croient hyper-sensible. Pour ma part j'en suis sûr, puisque le moindre sentiment m'affecte et je le ressent décuplé. Pour cette personne je ne sais pas. Manipulatrice ? ou simplement maladroite.
Elle a peut-être pris peur. Et si cette personne n'était en fait personne ? Si cette personne n'était que le résultat de ma solitude profonde.
Pourtant j'ai senti ses doigts sur mon corps, et son souffle sur mon cou.
Voici le tout début de cette résolution que je sais extrémiste...
Tout à commencé hier soir. Elle devait sortir voir sa grand-mère à l'hospice... vers 20h... Ça me parait déjà singulièrement louche... Même si j'ai été bercé par un rêve sans réponse, j'ai passé une mauvaise nuit. Aucune nouvelle de la journée. Je ne veux pas être lourd car il est en vacance pour la semaine. 19h toujours pas de nouvelles. Je commence à m'inquiéter avec tout ce qu'on voit à la télévision. 20h30 j'achète une option pour pouvoir l'appeler plus librement. Si jamais il est occupé ou avec des amis, tant pis, j'aurais fini mon crédit pour rien. Mais aucune réponse. Au bout de quelques appels, cela décroche, j'entends de la musique, des gens qui s'amusent... Soirée karaoké ? Mais je n'entends pas sa voix. Quelques appels plus tard, je me décide à bouger car je n'en peu plus de stagner dans le doute, la peur et l'ignorance. Je vais à Trocadéro me perdre dans une foule de touristes. C'est à ce moment là que je commence à réaliser qu'il ne veut peut-être plus me voir. Mais pourquoi ne me le dit-il pas clairement ? Je commence à me sentir comme un joujou qu'on jette dans un coin quand on en veut plus et qu'on à trouvé un autre amusement. Je me sens mal. J'étouffe. Je n'arrive plus à penser.
Tous mes appels passés, en vains, aucune réponse. J'ai envie de mourir. Je me sens tellement con.
Mourir aujourd'hui, cette semaine ou dans deux ans ? Quelle différence ? Je sais que j'en décevrais beaucoup, mais une fois de plus, je n'ai plus de hargne pour me battre. La seule chose qui pourrait faire contre-poids sur la balance, c'est qu'il réponde au téléphone et qu'il me dise ce qui se passe...
Je reviens sur ma décision. Je ne mourrais que de faim, puisque nourrir c'est ce remplir. Je ne nourrirais plus mon corps s'il ne veut plus nourrir ma tête et mon cœur, s'il me laisse dans le doute et l'incertitude...
Si tu vois ce message, s'il te plait abrège mes souffrances.
Est-ce que c'est du temps pour réfléchir que tu veux ?
Ou alors tu ne veux plus entendre parler de moi ?